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L’Egypte au firmament

En finale de la CAN, l’Egypte a battu le Cameroun (1-0) et conserve son bien. C’est le sixième titre continental des Pharaons. Un record. Une performance incontestable surtout, face à des Lions Indomptables pas assez endurants et consistants dans le jeu.

L’Egypte championne d’afrique 2008

EGYPTE - CAMEROUN : 1-0
But : Abou Trika (76e)

Le travail paie toujours. Et le mérite est souvent récompensé. Cela tombe bien finalement pour l’Egypte. La sélection dirigée par Hassan Shehata a tout simplement su marier ces deux valeurs pour les rendre parties intégrantes de son football. Le tout dans une certaine discrétion, impératif sine qua none pour ne pas s’éteindre en cours de compétition, comme bon nombre de favoris de la CAN. Le Cameroun avait déjà pu mesurer tout le sérieux de la formation égyptienne lors des phases de poules. Cette fois, les Lions Indomptables ont eu droit à une confirmation sèche et douloureuse. Mais toujours avec cette “Egypte touch” dans le résultat : avec maîtrise donc.

Il en a fallu, c’est certain, aux Pharaons pour venir à bout de Camerounais revanchards et motivés à l’idée de pouvoir régner à nouveau sur le continent africain. Les hommes d’Otto Pfister ne passent pas à côté de leur entame de match. Ils ne marchent pas : ils gambadent allégrement sur la pelouse du stade Ohene-Djan. Mieux et contrairement au scénario de leur première confrontation, ces derniers ne se montrent pas empruntés lorsqu’il s’agit de porter le danger en terre adverse. Du moins durant un temps. Car l’Egypte, fidèle à elle-même et à son organisation tactique, sait se montrer patiente. Rigoureuse. Efficace.

L’Egypte a pris son temps

Si les Lions montrent un peu les dents aux abords du but d’El Hadari, il manque ce petit coup de griffe bien placé pour déstabiliser le bloc adverse. On attendait un duel mano-à-mano entre Eto’o et le portier égyptien… ce dernier n’a finalement pas eu lieu. Ou du moins pas tel que l’on pouvait l’espérer. L’avant-centre du FC Barcelone, comme le reste de son équipe d’ailleurs, bute régulièrement sur une muraille particulièrement bien regroupée et doit forcer le destin individuellement (34e). En guise de compensation, le public local assiste en revanche à un récital de Kameni, particulièrement remuant sur sa ligne de but. Le dernier rempart des Lions ne chôme pas, notamment devant l’audace d’Hosny (55e). Si son poteau lui évite une mésaventure fort désagréable (62e), Kameni ne doit rien à personne, hormis à lui-même, un face-à-face décisif gagné aux dépens de Moteab (36e).

 

Un grand merci pour eurosport

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