La Société française des casinos (SFC) est en crise. Avertissement sur résultats, trésorerie tendue, augmentations de capital, cessions d’actifs… elle multiplie les signes de sa mauvaise santé. Son chiffre d’affaire 2008 de 14,05 millions d’euros est en diminution de 19,4 % par rapport à l’année précédente. Elle annonce même qu’il « n’est pas aujourd’hui possible d’affirmer qu’un retour à l’équilibre pourra être envisagé pour l’exercice clos le 31 octobre 2008 ».

Les raisons de ces difficultés
Ces mauvais résultats proviennent principalement de la baisse de moitié de l’activité durant le quatrième trimestre de l’année dernière. 2008 a été marqué par de nombreux éléments néfastes pour la santé financière du groupe : l’interdiction de fumer dans les lieux public au 1er janvier, la diminution du pouvoir d’achat et la chute des dépenses de loisir dû à la crise économique mondiale. D’autres raisons sont pointées du doigt par la SFC. Elle cite notamment l’augmentation du prix de l’essence qui n’incite plus les joueurs à ce déplacer avec leur véhicule pour aller dans un casino ou également la couverture médiatique importante de la chute du pouvoir d’achat…
Un fort endettement
 En plus de ces mauvais résultats, l’entreprise doit faire face à une situation bilantielle tendue. En effet, à la fin du mois d’octobre, elle était endettée à hauteur de 19,7 millions d’euros pour un total de capitaux propres de 18,2 millions d’euros. En outre, elle doit tenir beaucoup d’engagements. Il faut compter notamment sur le remboursement, très prochainement, du demi million d’euros aux porteurs d’obligations et, avant la fin du mois d’avril, de 2,4 millions d’euros au Groupe Partouche. Un autre emprunt doit prochainement être remboursé. En octobre prochain, ce sont alors 2,5 millions d’euros que la SFC devrait donner.
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Deux augmentations de capital
Pour réussir à payer toutes ces dettes la SFC effectue deux augmentations de capital réservées de 4,2 et 2,6 millions d’euros. Actuellement, le cours de l’action est de 2,51 euros. Après la première augmentation, il sera multiplié par 3,6 et passera à 9 euros. Après la seconde, réservée aux porteurs d’obligations, le cours de la Bourse sera multiplié par 2,4 et passera à 6 euros.
Des cessions d’actifs
Ces deux augmentations de capital ne suffissent pas à la SFC pour remonter la pente. Ainsi, elle est obligée en plus d’effectuer des cessions d’actifs. Ainsi, le casino d’Agadir a été cédé pour 1,7 millions d’euros, dont 1 million sera payé en 2009. La mairie de Châtel-Guyon se porte acquéreur de l’activité thermale de la ville.
Des négociations avec les banques
De plus, les dirigeant de la SFC sont en pourparler avec des établissements bancaires pour bénéficier d’une ligne de financement de 4 millions d’euros. « Le financement auprès du pool bancaire ne devient nécessaire qu’au mois d’octobre 2009 », a néanmoins annoncé la direction.
Une situation pas encore désespérée
Les augmentations de capital, pour être lancées, doivent être encore acceptées par l’assemblée générale. Si elles le sont et si les négociations avec les banques débouchent, la SFC possédera un fond de roulement net consolidé nécessaire à rembourser ses dettes et ses besoins de trésorerie d’exploitation pour toute l’année 2009.
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